récit d'accouchement (3)

Publié le par Madame Hérisson

Partie 1 : quand les signes n'arrivent pas

Partie 2 : les contractions sont là

20 minutes plus tard, on arrive à la maternité (nuit + jour férié + grillage de feux + non-limitation de vitesse = record battu)(heum...) : 5 minutes interminables pour qu'on nous ouvre, il est 4h30 quand une sage femme s'occupe (enfin) de nous ! J'ai dû regarder trop d'épisodes de babyboom car chaque étape me rappelle cette émission ! On m'examine et le soulagement quand on me dit : "vous êtes ouverte à 3 cm, vous restez ici". Avec Monsieur Hérisson, nos regards se sont croisés et on s' est dit : "bon, c'est la bonne, Miss Hérisson va naître un 11 novembre".

La sage-femme me demande si je veux la péridurale ("ouiiiiiiii") et me fait une prise de sang pour vérifier si je peux l'obtenir. Il faut savoir que je n'avais pas beaucoup d'exigence concernant mon accouchement (épisio, forceps, césarienne... si il les faut, je les accepterai) mais j'ai tellement peur de la douleur que je veux la péridurale (conditions pour ne pas l'avoir: la fièvre ou un taux bas de plaquettes et que l'anesthésiste soit disponible à ce moment-là).

En attendant les résultats, on m'installe dans une salle d'accouchement au doux nom d'îles grenadines ;-) et c'est vrai qu'il fait un climat tropical ! Avec vue sur la forêt, euh, pardon, la voie de chemin de fer (par chance, c'est un trafic de jour férié). Je profite du ballon de maternité, enfin, je suis juste assise dessus, bouger me fait un mal de chien ! On me propose même du gaz hilarant pour me détendre : ça n'a eu aucun effet sur moi ;-)

récit d'accouchement (3)

Heureusement, vers 6h, la sage femme revient avec une bonne nouvelle : l'anesthésiste de garde ne devrait plus tarder pour me poser cette $#$÷×#@ de péridurale \o/ On m'installe assise sur le lit, Monsieur Hérisson est prié de rester dans la salle mais loin de moi, ce sera donc la sage-femme qui me tiendra la main (que j'ai fortement écrasé au passage) ! L'anesthésiste prend ses repères, me demande si j'ai une contraction et comme je réponds par la négative, me pique... et au moment où je ne dois pas bouger, j'ai une contraction (aie, j'ai mal)(c'est là où j'ai écrasé la main de la sage-femme). Et bizarrement, je sens que le produit se dirige plus d'un côté que de l'autre (en témoigne les 2 décharges électriques ressenties dans ma jambe droite). J'oublie très vite ce pressentiment car le produit fait effet rapidement et efficacement : en 20 minutes, je sens mon ventre se durcir mais je ne sens plus de douleur, youhouhou! D'ailleurs, Monsieur Hérisson s'amuse à regarder la courbe du monito et me demande régulièrement : "et là, t'as mal ? Parce qu'il y a une méga contraction !"

Par contre, le travail stagne et quand on m'annonce à 9h que j'en suis au même point qu'à 7h (ouverte à 4 cm), j'ai juste envie de déprimer (= en moyenne, c'est 1 cm par heure, je vais donc accoucher qu'en fin d'après midi ?). On rompt la poche des eaux pour accélérer le travail. A 8h, changement d'équipe et je retrouve avec plaisir T., la sage femme de la veille ! La péridurale faisant effet, je profite de ce dernier moment de calme pour me reposer et lire fou de pâtisserie jusqu'à 10h30 (c'est comme cela qu'on a commencé à parler gâteaux avec l'auxiliaire de puériculture, alors que j'étais a jeun depuis de nombreuses heures, mon ventre gargouillait...)(LA torture).

On m'examine, je suis ouverte à 7 (les contractions refont effet) mais je recommence à sentir la douleur des contractions et j'ai une envie de pousser. La sage femme me rassure et me demande si c'est juste désagréable ou si ça fait mal. Je lui réponds que ça fait quand même un peu beaucoup mal, elle appelle donc l'infirmière anesthésiste, mais elle est un peu débordée car il y a d'autres accouchement en cours. A 11h, toujours pas de nouvelles et j'envoie Monsieur Hérisson me chercher quelqu'un. A 11h20, l'anesthésiste arrive, pense qu'il y a un déséquilibre et remet une dose, côté gauche. A 11h40, je douille de plus en plus (et je ne gère plus du tout la respiration sophronique) et l'espoir de ne plus avoir de douleurs s'envole. A midi, la sage femme me réexamine : "je vois sa tête, je me prépare et vous allez accoucher" (j'avais envie de pousser depuis un petit moment mais je me retenais à chaque fois). J'ai un petit moment de panique (aka, je pleure à chaudes larmes) mais je me ressaisis : je dois rester active pour mon accouchement ("nan mais c'est qui le boss?" ^^)

récit d'accouchement (3)

(to be continued)(je sais, je suis cruelle ^^)

Publié dans accouchement, maternité

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Céline 24/11/2013 20:18

Bon, là, OUI tu es cruelle avec nous :)
On veut connaître la suite !!
Dis donc, ça me fait peur ces histoires d'anesthésistes jamais dispo :-( j'ai l'impression que c'est quasi tout le temps le cas...

Madame Hérisson 25/11/2013 18:43

A cette période de l'année, il y avait pas mal d'accouchements + nuit + jour férié... Il faut juste se préparer mentalement de savoir ça ;-)

Belle Enceinte 24/11/2013 15:55

oh oui trop cruelle!
La suite, la suite!!

Madame Hérisson 25/11/2013 18:42

Hihi, la dernière partie est en ligne !