"Ce serait un miracle qu'il ne lui arrive rien"

Publié le par Madame Hérisson

"Ce serait un miracle qu'il ne lui arrive rien"

C'est en lisant l'aventure de Zaza que tout m'est revenu comme un boomerang. Et pourtant, c'est tout récent. 
 

"Ce serait un miracle qu'il ne lui arrive rien"

On est parti la 1ere semaine des vacances de Noël passer quelques jours dans la maison de campagne de la grand-mère de la Miss. Une maison qu'on connaît bien et que la Miss reconnaît. On avait passé nos journées dehors, il faisait certes froid, mais surtout beau et la Miss adore sortir, marcher, courir. 
Le matin du départ, Monsieur Hérisson nettoyait la voiture devant la maison et moi, je m'affairais à tout ranger/nettoyer/rien oublier dans la maison. La Miss me suivait collait, comme à son habitude. À un moment, je suis on est sortie de la maison pour jeter les poubelles, à côté de la voiture. 
Je suis rentrée et la Miss ne m'a pas suivie. "Ah, elle a dû voir quelque chose qui l'intéressait avec son père", ai-je pensé. Je suis allée dans la salle de bain poser un truc. Je suis revenue devant la porte d'entrée  (vitrée) et j'ai vu Monsieur Hérisson qui s'occupait toujours de la voiture. 
J'ai eu un doute et j'ai commencé à chercher la Miss dans la maison, notamment dans la cuisine, à l'opposé de la salle de bain. Mauvaise option.
Ne l'ayant pas trouvé, je suis sortie de la maison et Monsieur Hérisson a tout de suite compris qu'il se passait un truc : "elle est où ? Je croyais qu'elle était avec toi !", s'est-on dit mutuellement, sans reproche mais de l'inquiétude dans la voix. Je suis allée voir derrière la maison, là où il y a le jardin et d'où on peut voir les poules du voisin. Mauvaise option. 
Et en revenant devant la maison, on a entendu une voiture freiner (pas piler, juste freiner/ralentir). Et mon cerveau a enfin admis que la Miss avait sûrement pris le chemin caillouteux qui mène à la route, ce chemin maintes fois interdit par nous mais qu'elle prenait quand même en nous défiant  (coucou, j'ai 2 ans et je suis en plein terrible two). J'ai couru pour la récupérer et avant d'arriver sur la route (boudiou qu'il est long ce chemin), j'ai vu les voitures repartir : ça m'a rassuré en me disant "elle n'est donc pas écrasée sur la route, ouf" (coucou, j'ai 33 ans et j'ai des pensées glauques). Mon cerveau n'a pas du tout penser au délit de fuite. 
J'ai récupéré la Miss sur la route et je l'ai serré fort dans mes bras. Pas de pleurs, pas de cris (de ma part, hein, la Miss n'a rien calculé du danger), je lui juste rappelé que la route était dangereuse et on a continué à ranger la maison (du coup, ce n'était plus la Miss qui me collait mais moi qui collait la Miss ^^). 

"Ce serait un miracle qu'il ne lui arrive rien"

Quelques heures plus tard, on en a reparlé avec Monsieur Hérisson :

  • Mais comment la voiture a t-elle fait pour voir la Miss ? (Une enfant de 90 cm qui sort d'un chemin privé plus ou moins en courant, sûrement à la poursuite du chat du voisin, caché par un 4x4 en stationnement...)
  • Les occupants de la voiture ont dû flipper  (et se demander où étaient les parents de cette enfant...)
  • Pourquoi mon cerveau n'a pas cherché en premier là où il y avait le plus de danger ? Pour moi, il y a 2 dangers pour un enfant : qu'il/elle se fasse mal et qu'il/elle se fasse kidnapper (coucou, je suis maman depuis 2 ans et je regarde toujours esprits criminels). Franchement, dans la maison ou dans le jardin, il n'y avait pas de danger grave et urgent. Côté route, un peu plus (la route n'est pas beaucoup fréquentée mais il suffit d'une voiture...)
  • En découvrant tous les nouveaux aménagements (et les dangers potentiels comme les marches d'escalier ou encore la cheminée) le 1er jour de notre arrivée, j'avais dit à Monsieur Hérisson : "ce serait un miracle qu'il ne lui arrive rien". Effectivement, il ne lui est rien arrivé. Effectivement, ce fut un miracle. 

Alors, pour les prochaines minutes/jours/mois/années, on va redoubler de vigilance et devenir cardiaque mais cette aventure (qui a duré seulement 2 minutes !) m'aura servie de leçon, enfin, j'espère ! (et n'oubliez pas que ça m'arrive pas qu'aux autres...).

"Ce serait un miracle qu'il ne lui arrive rien"

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Aurore - Maman Joker 06/01/2016 23:12

Ohlalala comme je te comprends, il m'est arrivé une histoire presque pareil cet été. La peur de ma vie.. J'avais laissé Nono assise sur la terrasse (en plein pieds dans la cours non clôturé). Je remonte à la maison pour chercher un fichu truc. Je lui dit de ne pas bouger de sa place et de m'attendre (bah quoi !!). Je jette un œil par la fenêtre, ok toujours assise au même endroit. Je ne trouve pas le fichue truc et continue de chercher. Œil par la fenêtre ok. J'ai trouvé le fichue truc. Œil par la fenêtre : glups disparue Nono !!
Je cours en bas. Je l'appel mais elle ne me réponds pas. Je cours à la rue toujours en l'appelant comme une flippé de la vie (comme toi, kidnapping toussa toussa). Je reviens dans la cours, et je commence à l'entendre mais de loin. Je retourne sur la rue. Rien. Je regarde dans les caves, personnes. Et là, je l'aperçoive en train de revenir du terrain derrière chez nous, toute penaud ! La frousse de ma vie ! Plus jamais je ne l'ai laissé dans la cours seule !!

Madame Hérisson 07/01/2016 09:42

Brrr... Et je sens qu'on n'a pas fini de flipper !