Ma non-rentrée

Publié le par Madame Hérisson

Après 5 (longues) semaines de vacances (forcées)(la bibliothèque est fermée donc on ne travaille pas), j'ai repris le chemin du travail la semaine dernière. Mon congé maternité ne commençant officiellement qu'à la fin du mois de septembre, je me disais que j'avais encore le temps de voir les choses. D'autant plus que cette première semaine était sous le signe de la détente et de la reprise en douceur (équipe en effectif réduit : 6 au lieu de 12, beau temps, pas d'étudiants...). Sauf que, dès le premier jour, je me suis rendue compte que la journée (et donc la semaine et encore plus, le mois) allait être très longue quand on a des difficultés à tenir assise plus ou moins 6h de suite... J'ai profité de l’absence de ma chef pour lui piquer échanger son fauteuil-en-cuir-de-ministre avec mon siège-tout-pourri, j'ai même ajouté un petit coussin mais rien n'a y fait. C'est là qu'une idée a commencé à trotter dans ma tête : et si c'étaient mes derniers jours de travail pour 2013 ?

J'ai toujours cru que je pourrais tenir jusqu'à mon congé maternité, ma grossesse se passant bien et mon boulot ne consistant pas à faire beaucoup d'efforts physiques... Ma boss m'a toujours dit de profiter d'un congé pathologique (commence 15 jours avant le congé maternel) et Monsieur Hérisson m'a encouragé à prendre régulièrement des arrêts maladies (mais comme ce n'est pas dans ma nature de demander des arrêts, je ne l'ai jamais fait).

Tout doucement, j'ai fini mes dossiers urgents en cours, préparé des fiches concernant les dossiers en cours, je me suis plainte auprès de mes collègues que j'étais mal à l'aise physiquement et vendredi dernier, j'ai rangé mon bureau en versant une petite larme.

Ma non-rentrée

Lundi matin, j'ai téléphoné au boulot pour leur dire que je ne me sentais pas bien (en plus, c'est vrai, je n'avais presque pas dormi de la nuit) et j'ai appelé mon médecin traitant pour un rendez-vous le soir même.

Pendant les 20 minutes de consultation, le médecin a vérifié mes constantes (pouls, tension, cœur, poumon), m'a trouvé maigri du visage (???) et m'a proposé 2 jours d'arrêt... "A moins que je vous prolonge toute la semaine ?""Ben, euh, oui, je veux bien, de toute façon, je reviendrai chercher un arrêt jusqu'à mon congé patho..."

Ma boss a super bien pris la nouvelle : "on ne te revoit plus, j'espère que tu vas demander des arrêts jusqu'à ton congé patho ?" OK !

Je suis donc à la maison depuis lundi, en étant un peu perdue sur mon statut : pas malade pour rester à la maison (surtout vu le beau temps) mais pas dans les meilleures conditions physiques pour sortir ; pas assez fatiguée pour rester au lit (je sors de 5 semaines de vacances, rappelons-le ^^) mais trop mal pour rester assise devant l'ordi (d'où l'absence sur ce blog...) ou sur le canapé... Bref, mes journées passent sans vraiment avancer : cuisine, télé (les maternelles ont repris \o/), comptes... Et j'ai comme l'impression que mon état ne va pas s'améliorer ;-)

Publié dans vécu, administration, grossesse

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Béné 20/09/2013 09:16

Dis donc, elle est cool ta chef !!! Ici, je ne bosse qu'avec des mecs, ils ne comprennent pas forcément !
Je compatis pour la chaise de bureau, la mienne est un modèle de ministre, mais elle me tue le dos quand même =/
J'attends mon rdv avec la médecine du travail, ça ne me dérangerait pas un petit arrêt là (stress de la rentrée univ', trajet ...)

Madame Hérisson 20/09/2013 16:18

Ma chef, oui ; son adjointe un peu moins ! Je ne savais pas que la médecine du travail faisait également des arrêts-maladie... N'hésites pas à demander, on ne refuse pas un peu de repos !

Lili 19/09/2013 19:54

Lol, durs ces médecins ! ;-)

Madame Hérisson 19/09/2013 20:30

Et ma gynéco qui ne voulait pas me donner mon congé patho parce qu'elle me trouvait en forme alors que je revenais de 10 jours d'arrêt-maladie... Tsss !